Carnet de route
SEJOUR LAVERQ
Le 01/06/2026 par dejean catherine
Séjour au Laverq du 20 au 25 mai 2026
Et nous voilà partis avec DéDé, notre minibus, vers le vallon du Laverq : une équipe rigolarde composée de quatre filles particulièrement bavardes, surtout une ! accompagnées de nos deux encadrants, Jackie et Guy-Pierre.
Premier arrêt incontournable : le bar de Tallard. Le soleil est au rendez-vous et la météo s'annonce presque parfaite. Vers midi, nous arrivons au gîte-refuge du Laverq où le gardien, Clément, nous accueille chaleureusement. Nous nous installons aussitôt sur la grande terrasse pour pique-niquer face à un panorama de rêve, avec au loin les montagnes encore largement enneigées.
Nous découvrons notre dortoir de six places. Le gîte est spacieux, propre, très bien pensé et décoré avec simplicité et charme.
L'après-midi débute par une petite randonnée avec la visite du paisible hameau de l'Abbaye, où deux ou trois maisons superbement restaurées témoignent du soin apporté au lieu. La petite église est ouverte ; nous faisons un détour par le cimetière avant de poursuivre au-dessus du hameau par le sentier de découverte puis celui du Défens du Duc.
Retour au gîte : premières montées, premières descentes... et des jambes déjà un peu lourdes ! C'est avec un certain soulagement que nous retrouvons la belle terrasse ensoleillée. On est heureux.
Très vite, une partie de Skyjo s'organise ; elle rythmera toutes nos fins d'après-midi, entre bruyants éclats de rire et apéros à la ginger beer... ou à la bière tout court.
Enfin l'heure du dîner. Le repas est d'une finesse totalement inattendue pour un gîte de montagne, et ce sera la même belle surprise tout au long du séjour. Nous faisons également la connaissance de Flora, la gardienne : solaire, rayonnante de douceur, de sourire et de générosité.
Après une nuit fidèle à toutes les premières nuits en gîte et un solide petit-déjeuner, nous partons à 8 h 30 sous un ciel parfaitement bleu.
Nous traversons le Grand Riou de la Blanche du Laverq avant d'attaquer une montée soutenue en forêt. Nous débouchons alors sur les prairies au vert éclatant du Plan de Gautier, avec au loin une vue saisissante sur les Trois Évêchés encore partiellement enneigés et, sur notre gauche, la majestueuse Grande Séolane.
Le pique-nique est pris à la cabane Gautier face à ce décor de rêve, puis nous amorçons la descente par le Défens des Vieux. Après quelques passages acrobatiques sur de petits torrents, nous rejoignons le joli pont de bois enjambant le torrent impétueux de la Blanche avant d'atteindre l'ancienne maison forestière de Plan Bas.
Le retour paraît un peu long mais reste facile. ( Rando :13km/400m D)
Un bonne douche tiède (solaire oblige) à l’arrivée, Skyjo, apéro et une vaine tentative de partie de dés. Malgré de nombreux lancers, impossible d'obtenir les points requis pour démarrer le jeu. Seule Marianne réussit à tirer son épingle du jeu et avance en solitaire. Nous en concluons, avec certes un peu de mauvaise foi ,que nous avons certainement mal compris les règles et décidons d'arrêter la partie !
Le repas du soir est, une fois encore, raffiné. Cette fois, nous partageons notre table avec un sympathique jeune couple venu de Marseille.
( Rando :13km/400m D)
Belle nuit et départ, toujours à 8 h 30, vers le col de la Petite Séolane.
Nous croisons le fameux Lucien, « l'âme de la vallée », que nous rencontrerons plusieurs fois au gîte. Il interroge inlassablement les randonneurs sur leurs parcours.
Je trouve personnellement la montée au col, pourtant sur un sentier parfaitement tracé, un peu rude.
Enfin le col ! Beau selfie du groupe et pique-nique panoramique. La neige, encore bien présente, ne nous permet pas de poursuivre plus loin et nous nous rabattons sur le sentier raide et caillouteux de Roche Bénite, petit détour très intéressant.
Retour au gîte par le même itinéraire et, comme d'habitude, Skyjo, apéro et détente sur la terrasse désormais ombragée par de belles voiles installées par les gardiens.
( Rando :10km/800m D)
Nouvelle journée sous un soleil éclatant et un ciel toujours azur.
Nous prenons DéDé pour quelques kilomètres jusqu'au parking situé près de la passerelle du torrent du col de la Pierre. Nous suivons un moment le cours tumultueux du torrent avant d'attaquer une montée assez rude dans les blocs rocheux.
Soulagement lorsque nous retrouvons le sentier puis la piste forestière que nous remontons jusqu'à son terme, à la source captée. Nous poursuivons ensuite vers la Grangette.
Devant les difficultés prévisibles du terrain, Guy-Pierre et Jackie choisissent sagement de renoncer à l'objectif initial du col de la Pierre afin de nous éviter des passages délicats inutiles.
Pique-nique à la Grangette (et non aux Grangettes !). Un peu à l'écart de la cabane, une croix brisée rend hommage au berger Léon Masse, décédé sur les lieux le 30 août 2000.
Nous remontons ensuite le torrent, franchissant à gué ses multiples bras improvisés et ses terres grises ravinées, jusqu'aux immenses cascades qui se précipitent avec fracas depuis la barre rocheuse. Nous restons un bon moment à les contempler ; à leurs pieds subsistent encore de vastes névés.
Retour au gîte, apéro, Skyjo, repas et dodo. Nous observons qu'à l'exception de nos encadrants, nous avons tendance à nous coucher de plus en plus tôt... et à rire de plus en plus fort !
( Rando :14km/650m D)
Dernière journée de randonnée, toujours sous un soleil généreux.
Dominique est restée au gîte pour ménager sa grosse ampoule au talon.
Nous prenons la direction de la cabane de la Séléta. L'itinéraire suit d'abord la longue piste qui longe le torrent de la Blanche du Laverq jusqu'à l'ancienne maison forestière. Après avoir franchi la passerelle, nous traversons plusieurs zones où l'eau ruisselle de partout, masquant parfois le sentier. Quelques petits torrents sont à franchir avant d'entamer une montée régulière en lacets à travers la forêt.
Puis, assez soudainement, les arbres disparaissent pour laisser place à un univers minéral. Rochers et petits névés se succèdent avant de déboucher sur un vaste plateau largement ouvert, parsemé de pelouses alpines, de ruisseaux et de plaques de neige.
Sur une petite butte se dresse la cabane de la Séléta, dominant ce paysage grandiose.
Nous nous installons au soleil, intimement conscients de la chance que nous avons d'être là et de contempler la beauté du monde.
Devant nous, un groupe tente de traverser les névés en direction des Eaux Tortes mais finit par faire demi-tour. Tout près, quelques bouquetins paissent tranquillement, totalement indifférents à notre présence.
C'est un très, très beau moment.
Le retour s'effectue par le même chemin, mais nous constatons que depuis le matin les torrents et ruisseaux, alimentés par la fonte des neiges, ont considérablement grossi. Les passages à gué, relativement faciles à l'aller, deviennent plus délicats à la descente.
Encore un Skyjo, un apéro, un dîner superbe et beaucoup de rigolades pour rien.
( Rando :17km/700m D)
Retour le lendemain, avec un arrêt aux fruits et légumes puis au bar de Tallard.
Nous retrouvons la plaine écrasée par la chaleur. À notre arrivée, vers 13 heures, une mauvaise surprise nous attend : la voiture de Véro a été balafrée.
Une note certes un peu amère pour terminer ce séjour, mais qui ne saurait faire oublier tous les bons moments partagés et les magnifiques paysages découverts au cours de ces quelques jours.
Merci à Jackie et Guy-Pierre pour cette géniale idée de séjour, ainsi qu'à toutes les copines pour leur joie de vivre, leur bonne humeur et ces précieux moments partagés.
Catherine
Participants: Jackie et Guy Pierre C, Marianne C, Dominique M, Véronique D , Catherine D

